Annexe
Utopiart
: Forme d'intéraction et d'échange idéal dans un esprit libre et
imaginatif. Ce néologisme est composé des mots utopia (néologisme forgé
par Thomas More [ (1478–1535) juriste, historien, théologien et homme politique anglais. ] en 1516 signifiant littéralement "en aucun lieu" pour désigner une île
imaginaire jouissant d'un société idéale) et de art (du latin - ars, art, savoir-faire).
Thomas More, Utopie, 1516, Livre second"L’île d’Utopie, en sa partie moyenne, et c’est là qu’elle est la plus large, s’étend sur deux cents milles, puis se rétrécit progressivement et symétriquement pour finir en pointe aux deux bouts. Ceux-ci, qui ont l’air tracés au compas sur une longueur de cinq cents milles, donnent à toute l’île l’aspect d’un croissant de lune. Un bras de mer d’onze milles environ sépare les deux cornes. Bien qu’il communique avec le large, comme deux promontoires le protègent des vents, le golfe ressemble plutôt à un grand lac aux eaux calmes qu’à une mer agitée. Il constitue un bassin où, pour le plus grand avantage des habitants, les navires peuvent largement circuler. Mais l’entrée du port est périlleuse, à cause des bancs de sable d’un côté et des écueils de l’autre. À mi-distance environ, se dresse un rocher, trop visible pour être dangereux, sur lequel on a élevé une tour de garde. D’autres se cachent insidieusement sous l’eau. Les gens du pays sont seuls à connaître les passes, si bien qu’un étranger pourrait difficilement pénétrer dans le port à moins qu’un homme du pays ne lui serve de pilote. Eux-mêmes ne s’y risquent guère, sinon à l'aide de signaux qui, de la côte, leur indiquent le bon chemin. Il suffirait de brouiller ces signaux pour conduire à sa perdition une flotte ennemie, si importante fût-elle. Sur le rivage opposé, se trouvent des criques assez fréquentées. Mais partout un débarquement a été rendu si difficile, soit par la nature, soit par l’art, qu’une poignée de défenseurs suffirait à tenir en respect des envahisseurs très nombreux."
"L’île d’Utopie, en sa partie moyenne, et c’est là qu’elle est la
plus large, s’étend sur deux cents milles, puis se rétrécit
progressivement et symétriquement pour finir en pointe aux deux bouts.
Ceux-ci, qui ont l’air tracés au compas sur une longueur de cinq cents
milles, donnent à toute l’île l’aspect d’un croissant de lune. Un bras
de mer d’onze milles environ sépare les deux cornes. Bien qu’il
communique avec le large, comme deux promontoires le protègent des
vents, le golfe ressemble plutôt à un grand lac aux eaux calmes qu’à
une mer agitée. Il constitue un bassin où, pour le plus grand avantage
des habitants, les navires peuvent largement circuler. Mais l’entrée du
port est périlleuse, à cause des bancs de sable d’un côté et des
écueils de l’autre. À mi-distance environ, se dresse un rocher, trop
visible pour être dangereux, sur lequel on a élevé une tour de garde.
D’autres se cachent insidieusement sous l’eau. Les gens du pays sont
seuls à connaître les passes, si bien qu’un étranger pourrait
difficilement pénétrer dans le port à moins qu’un homme du pays ne lui
serve de pilote. Eux-mêmes ne s’y risquent guère, sinon à l'aide de
signaux qui, de la côte, leur indiquent le bon chemin. Il suffirait de
brouiller ces signaux pour conduire à sa perdition une flotte ennemie,
si importante fût-elle. Sur le rivage opposé, se trouvent des criques
assez fréquentées. Mais partout un débarquement a été rendu si
difficile, soit par la nature, soit par l’art, qu’une poignée de
défenseurs suffirait à tenir en respect des envahisseurs très nombreux."